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Tuesday, July 21, 2020

FR -- Manlio Dinucci -- L'art de la guerre -- Parlement “soudé” sur les missions néo-coloniales

EUTM Mali - Capacity4Dev
L’art de la guerre
Parlement “soudé” sur les missions néo-coloniales

Le ministre de la Défense Lorenzo Guerini (Pd) a exprimé sa grande satisfaction pour le vote “soudé” du parlement sur les missions internationales. À part quelque dissension sur le soutien à la Garde nationale de Tripoli, majorité et opposition ont approuvé de façon compacte, sans aucune voix contre et peu d’abstentions, 40 missions militaires italiennes en Europe, Afrique, Moyen-Orient et Asie.

  Ont été prorogées les principales “missions de paix” en cours depuis des décennies dans le sillage des guerres USA/OTAN (auxquelles a participé l’Italie) dans les Balkans, en Afghanistan et en Libye, et dans celle d’Israël au Liban faisant partie de la même stratégie. À ces guerres se sont ajoutées quelques nouvelles : l’Opération militaire de l’Union européenne en Méditerranée, formellement pour “prévenir le trafic d’armes en Libye” ; la Mission de l’Union européenne d’”appui à l’appareil de sécurité en Irak” ; la Mission OTAN de potentialisation du soutien à des pays situés sur le Flanc Sud de l’Alliance.
  L’engagement militaire italien en Afrique subsaharienne est en forte croissance. Des forces spéciales italiennes participent à la Task Force Takuba, déployée au Mali sous commandement français. Elle opère aussi au Niger, Tchad et Burkina Faso, dans le cadre de l’opération Barkhane où sont engagés 4.500 militaires français, avec blindés et bombardiers, officiellement seulement contre les milices djihadistes.

  Au Mali l’Italie participe aussi à la Mission de l’Union européenne Eutm, qui fournit entraînement militaire et “conseil” aux forces armées de ce pays et quelques autres limitrophes.
  Au Niger l’Italie a sa propre mission bilatérale de support aux forces armées et, en même temps, participe à la mission de l’Union européenne Eucap Sahel Niger, dans une aire géographique qui comprend aussi Nigéria, Mali, Mauritanie, Tchad, Burkina Faso et Bénin.
  
  Le Parlement italien a en outre approuvé l’emploi d’un “dispositif aéronaval national pour des activités de présence, surveillance et sécurité dans le Golfe de Guinée”. Objectif déclaré : “”surveiller dans cette aire les intérêts stratégiques nationaux (lire ceux de l’ENI), en soutien à la flotte commerciale nationale qui y transite”.
  Ce n’est pas un hasard si les aires africaines, où se concentrent les “missions de paix”, sont les plus riches en matières premières stratégiques -pétrole, gaz naturel, uranium, coltan, or, diamants, manganèse, phosphates et autres- exploitées par des multinationales étasuniennes et européennes.

   Leur oligopole est cependant maintenant mis en danger par la croissante présence économique chinoise. N’arrivant pas à la contrer seulement avec des moyens économiques, et voyant en même temps diminuer leur propre influence à l’intérieur des pays africains, les États-Unis et les puissances européennes ont recours à la vieille mais encore efficace stratégie coloniale : garantir ses propres intérêts  économiques avec des moyens militaires, y compris de soutien aux élites locales qui fondent leur pouvoir sur les forces armées.
  
   La lutte contre les milices djihadistes, motivation officielle d’opérations comme celle de la Task Force Takuba, est l’écran de fumée derrière lequel se cachent les véritables buts stratégiques. Le Gouvernement italien déclare que les missions internationales servent à “garantir la paix et la sécurité de ces zones, pour la protection et la tutelle des populations”. En réalité les interventions militaires exposent les populations à des risques ultérieurs et, en renforçant les mécanismes d’exploitation, aggravent leur appauvrissement avec une augmentation consécutive des flux migratoires vers l’Europe.
  
  Pour garder des milliers de soldats et de véhicules engagés dans les missions militaires, l’Italie dépense directement en une année plus d’un milliard d’euros, fournis (avec de l’argent public) non seulement par le ministère de la Défense, mais aussi par ceux de l’Intérieur, de l’Économie et des Finances, et par la Présidence du Conseil.
   Mais cette somme n’est que la pointe de l’iceberg de la croissante dépense militaire (plus de 25 milliards annuels), due à l’ajustement de l’ensemble des forces armées à cette stratégie. Approuvée par le Parlement avec un consensus bi-partisan unanime.

Édition de mardi 21 juillet 2020 d’il manifesto
Traduit de l'Italien par Marie-Ange Patrizio

IT -- Manlio Dinucci -- L’arte della guerra -- Parlamento «coeso» sulle missioni neocoloniali

EUTM Mali - Capacity4Dev
L’arte della guerra
Parlamento «coeso» sulle missioni neocoloniali
Manlio Dinucci



Il ministro della Difesa Lorenzo Guerini (Pd) ha espresso grande soddisfazione per la votazione «coesa» del parlamento sulle missioni internazionali. Salvo qualche dissenso sul sostegno alla Guardia costiera di Tripoli, maggioranza e opposizione hanno approvato in modo compatto, con nessun voto contrario e pochi astenuti, 40 missioni militari italiane in Europa, Africa, Medio Oriente e Asia.
Sono state prorogate le principali «missioni di pace» in corso da decenni sulla scia delle guerre Usa/Nato (cui ha partecipato l’Italia) nei Balcani, in Afghanistan e in Libia, e di quella israeliana in Libano facente parte della stessa strategia.
A queste ne sono state aggiunte alcune nuove: l’Operazione militare dell’Unione europea nel Mediterraneo, formalmente per «prevenire il traffico di armi in Libia»; la Missione dell’Unione europea di «appoggio all’apparato di sicurezza in Iraq»; la Missione Nato di potenziamento del sostegno a paesi situati sul Fianco Sud dell’Alleanza.
Viene accresciuto fortemente l’impegno militare italiano nell’Africa subsahariana. Forze speciali italiane partecipano alla Task Force Takuba, schierata in Mali sotto comando francese. Essa opera anche in Niger, Ciad e Burkina Faso, nell’ambito dell’operazione Barkhane in cui sono impegnati 4.500 militari francesi, con blindati e bombardieri, ufficialmente solo contro le milizie jihadiste.
In Mali l’Italia partecipa anche alla Missione dell’Unione Europea Eutm, che fornisce addestramento militare e «consulenza» alle forze armate di questo e altri paesi limitrofi. In Niger l’Italia ha una propria missione bilaterale di supporto alle forze armate e, allo stesso tempo, partecipa alla missione dell’Unione europea Eucap Sahel Niger, in un’area geografica che comprende anche Nigeria, Mali, Mauritania, Chad, Burkina Faso e Benin.
Il Parlamento italiano ha inoltre approvato l’impiego di «un dispositivo aeronavale nazionale per attività di presenza, sorveglianza e sicurezza nel Golfo di Guinea». Scopo dichiarato è «tutelare in quest’area gli interessi strategici nazionali (leggi quelli dell’Eni), supportando il naviglio mercantile nazionale in transito».
Non a caso le aree africane, in cui si concentrano le «missioni di pace», sono le più ricche di materie prime strategiche – petrolio, gas naturale, uranio, coltan, oro, diamanti, manganese, fosfati e altre – sfruttate da multinazionali statunitensi ed europee. Il loro oligopolio è però ora messo a rischio dalla crescente presenza economica cinese.
Non riuscendo a contrastarla solo con mezzi economici, e vedendo allo stesso tempo diminuire la propria influenza all’interno dei paesi africani, gli Stati uniti e le potenze europee ricorrono alla vecchia ma ancora efficace strategia coloniale: garantire i propri interessi economici con mezzi militari, compreso il sostegno a élite locali che basano il loro potere sulle forze armate.
Il contrasto alle milizie jihadiste, motivazione ufficiale di operazioni come quella della Task Force Takuba, è la cortina fumogena dietro cui si nascondono i veri scopi strategici.
Il Governo italiano dichiara che le missioni internazionali servono a «garantire la pace e la sicurezza di queste zone, per la protezione e la tutela delle popolazioni». In realtà gli interventi militari espongono le popolazioni a ulteriori rischi e, rafforzando i meccanismi di sfruttamento, aggravano il loro impoverimento, con un conseguente aumento dei flussi migratori verso l’Europa.
Per mantenere migliaia di uomini e mezzi impegnati nelle missioni militari, l’Italia spende direttamente in un anno oltre un miliardo di euro, forniti (con denaro pubblico) non solo dal ministero della Difesa, ma anche da quelli dell’Interno, dell’Economia e Finanze, e dalla Presidenza del Consiglio.
Tale somma è però solo la punta dell’iceberg della crescente spesa militare (oltre 25 miliardi l’anno), dovuta all’adeguamento delle intere forze armate a tale strategia. Approvata dal Parlamento con unanime consenso bipartisan.
Manlio Dinucci

Sunday, July 12, 2020

EN -- LARRY ROMANOFF -- A Few Historical Frauds -- July 11, 2020

Einstein, Bell & Edison, Coca-Cola and the Wright Brothers
LARRY ROMANOFF • JULY 11, 2020
There are only two nations in the world whose existence seems to be founded primarily on historical myths. In the US, false historical mythology permeates every nook and cranny of the American psyche, the result of more than 100 years of astonishing and unconscionable programming and propaganda, a massive crime against an entire population. This condition pertains not only to past events we think of as history, but to the extent that most items permitting Americans to “feel good by being an American” are fabricated Disney fairytales. This essay is a brief introduction to only a minor aspect of this subject.
In the introduction to my series of books (soon to be published) I wrote that “Perhaps 90%, or even 95%, of everything we know, or think that we know, or that we believe to be true about history, is wrong. To express this another way, if we were to take the history of the entire world for the past 500 years and compress it into a book of 100 pages, a full 50 of those pages would be blank. That is the extent to which our true history has been suppressed, entirely deleted from the record and from our consciousness. Of the remaining 50 pages, 45 are false in whole or in part, photoshopped, sanitised, twisted, and with critical details omitted to deliberately lead the public to the wrong conclusions.”[1]
Einstein, the Mythical Genius

PT -- Manlio Dinuccci -- A Arte da Guerra -- Sob a bandeira tricolor que ondula em Camp Darby

Sob a bandeira tricolor que ondula em Camp Darby

Manlio Dinucci


Se bem que muitas actividades bloqueadas pelo ‘lockdown’ lutem para recomeçar, após o afrouxamento das restrições, há uma que, nunca tendo parado, está agora a acelerar: a de Camp Darby, o maior arsenal USA no mundo, fora da pátria, localizado entre Pisa e Livorno.

Depois de cortar cerca de 1.000 árvores na área natural “protegida” do Parque Regional de San Rossore, começou a construção de uma secção ferroviária que ligará a linha Pisa-Livorno a um novo terminal de carga e descarga, atravessando o Canale dei Navicelli sobre uma nova ponte metálica giratória. O terminal, com cerca de vinte metros de altura, incluirá quatro trilhos capazes de acolher, cada um deles, nove vagões.

Por meio de carrinhos de movimentação de contentores, as armas recebidas serão transferidas dos vagões para grandes camiões e as que saem dos camiões irão para os vagões. O terminal permitirá o transporte diário de dois comboios ferroviários que, transportando cargas explosivas, ligarão a base ao porto de Livorno através de áreas densamente povoadas. Após o aumento de movimento de armas, já não é suficiente a ligação por canal e por estrada de Camp Darby ao porto de Livorno e ao aeroporto de Pisa. Nos 125 bunkers da base, fornecidos continuamente pelos Estados Unidos, estão armazenados mais de um milhão de projecteis de artilharia, bombas e mísseis (de acordo com estimativas aproximadas), aos quais se juntam milhares de tanques, veículos e outros materiais militares.

Desde 2017, navios de grande porte recentes, capazes de transportar cada um deles, mais de 6.000 veículos e cargas sobre rodas, fazem ligações mensais para Livorno, descarregando e carregando armas que são transportadas para os portos de Aqaba na Jordânia, Jeddah na Arábia Saudita e outros aeroportos do Médio Oriente para serem usadas ​​pelas forças americanas, sauditas e outras, nas guerras na Síria, no Iraque e no Iémen.

No momento em que está em curso a expansão de Camp Darby, o maior arsenal dos EUA no exterior, o título de um  jornal online da Toscana, "Era uma vez Camp Darby", explicando que "a base foi redimensionada, devido aos cortes na Defesa, decididos pelo governo USA" e o jornal Il Tirreno anuncia "Camp Darby, ondula sob a bandeira italiana: a bandeira dos EUA foi baixada após quase 70 anos". O Pentágono está a fechar a base, restituindo à Itália, o território na qual ela foi criada? Absolutamente o contrário.

O Exército dos EUA concedeu ao Ministério da Defesa italiano uma porção da base (34 hectares, cerca de 3% de toda a área de 1.000 ha) anteriormente usada como área de lazer, para que fosse transferido o Comando das Forças Especiais do exército italiano (COMFOSE), inicialmente alojado no quartel Gamerra de Pisa, sede do Centro de Treino de Paraquedismo (il manifesto, 5 de Março de 2019).

A transferência ocorreu silenciosamente durante o ‘lockdown’ e agora o COMFOSE anuncia que o seu quartel general está localizado na "nova área militar", de facto, anexada ao Camp Darby, uma base onde o treino conjunto de soldados americanos e italianos está a ocorrer há algum tempo. A transferência do COMFOSE para uma área anexa ao Camp Darby, formalmente sob a bandeira italiana, permite a total integração das forças especiais italianas com as dos EUA, utilizando-as em operações encobertas, sob comando USA. Tudo sob a capa do segredo militar.

Ao visitar o novo quartel general do COMFOSE, o Ministro da Defesa, Lorenzo Guerini, designou-o como "o centro nervoso" não só das Forças Especiais, mas também das "Unidades de Psyops do Exército". A tarefa dessas unidades é "criar o consenso da população local em relação aos contingentes militares empregados em missões de manutenção da paz no exterior" ou seja, convencê-los de que os invasores são os missionários da paz.

O Ministro Guerini indicou, finalmente, o novo quartel general como sendo o modelo do projecto das "Casernas Verdes". Um modelo de "bem-estar e eco-sustentabilidade", que repousa sobre um milhão de ogivas explosivas.

Manlio Dinucci


il manifesto, 13 de Julho de 2020

FR -- Manlio Dinucci -- L'Art de la guerre -- Sous le drapeau tricolore qui flotte à Camp Darby



L’Art de la guerre 
Sous le drapeau tricolore qui flotte à Camp Darby 
Manlio Dinucci

 Tandis que de nombreuses activités bloquées par le confinement ont du mal à repartir après le relâchement des restrictions, il en est une qui, ne s’étant jamais arrêtée, est actuellement en train de s’accélérer : celle de Camp Darby, le plus grand arsenal USA dans le monde en dehors de la mère patrie, situé entre Pise et Livourne.
 La coupe d’environ 1.000 arbres dans l’aire naturelle “protégée “ du Parc Régional de San Rossore étant terminée, a commencé la construction d’un tronçon ferroviaire qui reliera la ligne Pise-Livourne à un nouveau terminal de chargement et déchargement, traversant le Canal des Navicelli sur un nouveau pont tournant métallique. Le terminal, d’une hauteur d’une vingtaine de mètres, comprendra quatre quais pouvant accueillir chacun neuf wagons. 
Au moyen de chariots élévateurs de containers, les armes en arrivage seront transférées des wagons à de grands poids-lourds et celles en partance des poids-lourds aux wagons. Le terminal permettra le transit de deux convois ferroviaires par jour qui, en transportant des charges explosives, relieront la base au port de Livourne à travers des zones densément peuplées. 
Avec l’augmentation du mouvement d’armes, devient insuffisante la liaison par canal et par route de Camp Darby avec le port de Livourne et l’aéroport de Pise. Dans les 125 bunkers de la base, continuellement approvisionnés par les États-Unis, sont stockés (selon des estimations approximatives) plus d’un million de projectiles d’artillerie, bombes pour avions et missiles, auxquels s’ajoutent des milliers de chars d’assaut, véhicules et autres matériaux militaires.
Depuis 2017 de nouveaux grands navires, pouvant transporter chacun plus de 6.000 véhicules et cargaisons sur roues, font escale chaque mois à Livourne, chargeant et déchargeant des armes qui seront transportées dans les ports d’Aqaba en Jordanie, Djeddah en Arabie Saoudite et autres escales moyen-orientales pour être utilisées à l’étranger par les forces étasuniennes, saoudiennes et autres dans les guerres en Syrie, Irak et Yémen.
Au moment même où est en cours la potentialisation de Camp Derby, le plus grand arsenal à l’étranger, un journal toscan en ligne titre : “Il était une fois Camp Darby”, en expliquant que “la base a été redimensionnée, à cause des coupes dans le budget de la Défense décidées par les gouvernements USA”. Et le quotidien Il Tirreno annonce : “À Camp Darby flotte seulement le drapeau tricolore : le drapeau USA est amené après presque 70 ans”.
Le Pentagone est-il en train de fermer la base, rendant à l’Italie le territoire sur lequel elle a été créée ? Pas du tout. L’US Army a concédé au Ministère italien de la Défense une toute petite portion de la base (34 hectares, environ 3% de toute la zone de 1.000 hectares), auparavant zone de détente, pour qu’y soit transféré le Commandement des forces spéciales de l’armée italienne (Comfose), initialement accueilli dans la caserne Gamerra de Pise, siège du Centre d’entraînement de parachutisme (il manifesto, 5 mars 2019).
 Le transfert a eu lieu silencieusement pendant le confinement et maintenant le Comfose annonce que son quartier général est situé dans le “nouveau domaine militaire”, de fait annexé à Camp Darby, base où se déroulent depuis longtemps des entraînements conjoints de militaires étasuniens et italiens.
Le transfert du Comfose dans une aire annexée à Camp Darby, formellement sous bannière italienne, permet d’intégrer en fait les forces spéciales italiennes à celles étasuniennes, en les employant dans des opérations secrètes sous commandement USA. Le tout sous la chape du secret militaire. 
En visite au nouveau quartier général du Comfose, le ministre de la Défense Lorenzo Guerini l’a défini comme “centre névralgique” non seulement des Forces spéciales mais aussi des “Unités Psyops de l’Armée”. La tâche de ces unités est de “créer le consensus de la population locale à l’égard des contingents militaires employés dans des missions de paix l’étranger”, c’est-à-dire de la convaincre que les envahisseurs sont des missionnaires de paix.
 Enfin le ministre Guerini a qualifié le nouveau quartier général de modèle du projet “Casernes Vertes”. Un modèle de “bien-être et écodurabilité”, qui repose sur un million de têtes explosives.
Manlio Dinucci
 Édition de mardi 14 juillet 2020 d’il manifesto

Traduit de l'italien par Marie-Ange Patrizio


IT -- Manlio Dinucci -- L’arte della guerra -- Sotto il tricolore che sventola a Camp Darby


L’arte della guerra

Sotto il tricolore che sventola a Camp Darby 

Manlio Dinucci


Mentre molte attività bloccate dal lockdown stentano a ripartire dopo l’allentamento delle restrizioni, ce n’è una che, non essendosi mai fermata, ora sta accelerando: quella di Camp Darby, il più grande arsenale Usa nel mondo fuori dalla madrepatria, situato tra Pisa e Livorno.

Completato il taglio di circa 1.000 alberi nell’area naturale «protetta» del Parco Regionale di San Rossore, è iniziata la costruzione di un tronco ferroviario che collegherà la linea Pisa-Livorno a un nuovo terminal di carico e scarico, attraversando il Canale dei Navicelli su un nuovo ponte metallico girevole. Il terminal, alto una ventina di metri, comprenderà quattro binari capaci di accogliere ciascuno nove vagoni.

Per mezzo di carrelli movimentatori di container, le armi in arrivo verranno trasferite dai carri ferroviari a grandi autocarri e quelle in partenza dagli autocarri ai carri ferroviari. Il terminal permetterà il transito di due convogli ferroviari al giorno che, trasportando carichi esplosivi, collegheranno la base al porto di Livorno attraverso zone densamente popolate. In seguito all’accresciuta movimentazione di armi, non basta più il collegamento via canale e via strada di Camp Darby col porto di Livorno e l’aeroporto di Pisa. Nei 125 bunker della base, continuamente riforniti dagli Stati uniti, è stoccato (secondo stime approssimative) oltre un milione di proiettili di artiglieria, bombe per aerei e missili, cui si aggiungono migliaia di carrarmati, veicoli e altri materiali militari.

Dal 2017 nuove grandi navi, capaci di trasportare ciascuna oltre 6.000 veicoli e carichi su ruote,  fanno mensilmente scalo a Livorno, scaricando e caricando armi che vengono trasportate nei porti di Aqaba in Giordania, Gedda in Arabia Saudita e altri scali mediorientali per essere usate dalle forze statunitesi, saudite e altre nelle guerre in Siria, Iraq e Yemen.

Proprio mentre è in corso il potenziamento di Camp Darby, il più grande arsenale Usa all’estero, una testata toscana online titola «C’era una volta Camp Darby», spiegando che «la base è stata ridimensionata, per i tagli alla Difesa decisi dai governi Usa». e il quotidiano Il Tirreno annuncia «Camp Darby, sventola solo il tricolore: ammainata dopo quasi 70 anni la bandiera Usa». Il Pentagono sta chiudendo la base, restituendo all’Italia il territorio su cui è stata creata? Tutt’altro.

Lo US Army ha concesso al Ministero italiano della Difesa una porzioncina della base (34 ettari, circa il 3% dell’intera area di 1.000 ha) prima adibita ad area ricreativa, perché vi fosse trasferito il Comando delle forze speciali dell’esercito italiano (Comfose), inizialmente ospitato nella caserma Gamerra di Pisa, sede del Centro addestramento paracadutismo (il manifesto, 5 marzo 2019).

Il trasferimento è avvenuto silenziosamente durante il lockdown e ora il Comfose annuncia che il suo quartier generale è situato nel «nuovo comprensorio militare», di fatto annesso a Camp Darby, base in cui si svolgono da tempo       addestramenti congiunti di militari statunitensi e italiani. Il trasferimento del Comfose in un’area annessa a Camp Darby, formalmente sotto bandiera italiana, permette di integrare a tutti gli effetti le forze speciali italiane con quelle statunitensi, impiegandole in operazioni coperte sotto comando Usa. Il tutto sotto la cappa del segreto militare.

Visitando il nuovo quartier generale del Comfose, il ministro della Difesa Lorenzo Guerini lo ha definito «centro nevralgico» non solo delle Forze speciali ma anche delle «Unità Psyops dell’Esercito».  Compito di tali unità è «creare il consenso della popolazione locale nei confronti dei contingenti militari impiegati in missioni di pace all’estero», ossia convincerla che gli invasori sono missionari di pace.

Il ministro Guerini ha infine indicato il nuovo quartier generale quale modello del progetto «Caserme Verdi». Un modello di «benessere ed ecosostenibilità», che poggia su un milione di testate esplosive.

Manlio Dinucci

il manifesto, 14 Luglio 2020

Thursday, July 9, 2020

PT -- LARRY ROMANOFF - CIA --Projecto MK-ULTRA -- Parte 1

1 de Julho de 2020

Retiring director of the CIA Allen Dulles (centre) with US President John F Kennedy and Dulles’ CIA replacement John A. McCone in Washington, DC. in early 1960s. Picture: AP
Director aposentado da CIA, Allen Dulles (no centro) com o Presidente dos EUA, John F Kennedy, e o substituto da DIA na CIA, John A. McCone, em Washington, DC. no início dos anos 1960. Foto: A
•Projecto MK-ULTRA da CIA 
•O Instituto de Pesquisa Stanford 
• A Câmara de Horrores de  Gottlieb's
•O Holocausto das Criancinhas da CIA – e o Crime do Século do Canadá  
•As memórias Ausentes do Quarto de Dormir
•A morte de Harold Blauer 
•A Vida e Morte de Frank Olson 
•CIA O Projecto MK-DELTA da CIA, de Stanley Glickman - Uma Grande Experiência com Pão Francês
•Os Americanos a Enfrentar de Novo os Seus Crimes
•Sidney Gottlieb

 
•O Projecto MK-ULTRA da CIA

O governo dos Estados Unidos financiou e realizou inúmeras experiências psicológicas em seres humanos sem eles o saberem, especialmente durante a Guerra Fria, talvez parcialmente para ajudar a desenvolver técnicas mais eficientes de tortura e interrogatório para os militares dos EUA e para a CIA, mas a extensão, o alcance e a duração quase inacreditáveis dessas actividades ultrapassaram muito as possíveis aplicações em interrogatórios e parecem ter sido realizadas a partir de uma desumanidade fundamental e monstruosa. Ler  apenas os resumos, mesmos sem mencionar os detalhes, é por si só, quase traumatizante.
Em estudos iniciados no final da década de 1940 e no início da década de 1950, o Exército dos EUA começou a identificar e a testar soros da verdade, como mescalina e escopolamina, em seres humanos, que invocaram ser de utilidade durante os interrogatórios a espiões soviéticos. Esses programas acabaram por se expandir num projecto de amplo campo de acção e enorme ambição, centralizado sob a competência da CIA, no que viria a ser designado como Projecto MK-ULTRA, uma importante colecção de projectos de interrogatório e controlo da mente. Inspirada inicialmente pelas ilusões de um programa de lavagem cerebral, a CIA iniciou milhares de experiências usando indivíduos americanos e estrangeiros, muitas vezes sem o seu conhecimento ou contra a sua vontade, destruindo inúmeras dezenas de milhares de vidas e causando muitas mortes e suicídios. Financiada, em parte, pelas Fundações Rockefeller e Ford e operada conjuntamente pela CIA, pelo FBI e pelas divisões de inteligência (serviços secretos) de todos os grupos militares, essa pesquisa da CIA, que durou décadas, constituiu uma imensa colecção de algumas das atrocidades mais cruéis e desagradáveis ​​que se possam imaginar, num esforço determinado em desenvolver técnicas confiáveis ​​de controlo da mente humana.

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At midday on Friday 5 February, 2016 Julian Assange, John Jones QC, Melinda Taylor, Jennifer Robinson and Baltasar Garzon will be speaking at a press conference at the Frontline Club on the decision made by the UN Working Group on Arbitrary Detention on the Assange case.

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