Labels

SUPPORT JULIAN ASSANGE

Showing posts with label Jean-Claude Paye. Show all posts
Showing posts with label Jean-Claude Paye. Show all posts

Friday, May 5, 2017

Jean-Claude Paye -- « Pas ça ! »

ÉNORMITÉ ET SIDÉRATION

« Pas ça ! »


La campagne électorale présidentielle française s’est transformée en un exercice de propagande. Les électeurs sont bombardés de messages abscons qu’ils n’ont pas le temps d’analyser, mais qui les imprègnent. 
À titre d’exemple, lors de son meeting d’Amiens, Emmanuel Macron a accusé Marine Le Pen de s’être réfugiée auprès des Prussiens lors du siège de Paris… en 1870, puis d’avoir partagé l’idéologie destructrice de l’Allemagne… en 1914. Sur ce, il s’est exclamé avec exaltation : « Pas ça !, Pas ça !, Pas ça ! ». Bien sûr, vous n’avez pas écouté ce message, mais vous l’avez entendu : Marine Le Pen ne serait pas l’incarnation de la Nation qu’elle prétend être, mais de la Trahison. Vous devriez lui faire barrage et donc voter Macron.
 
Le sociologue Jean-Claude Paye nous explique pourquoi personne n’a réagit à ce délire soigneusement préparé et retransmis sans broncher par toutes les chaînes de télévision.
 | BRUXELLES (BELGIQUE)  
 Écoutez très attentivement cette vidéo : brandissant la médaille commémorative de la nécropole de Notre-Dame-de-Lorette où reposent 45 000 combattants de la Première Guerre mondiale, Emmanuel Macron y affirme que celle-ci avait été déclarée par des dirigeants qui pensaient : « Nous allons mieux que le voisin, alors allons le détruire ». Puis, il accuse Marine Le Pen et ses amis, « réfugiés au château de Montretout », de partager la même idéologie que l’agresseur et de vouloir précipiter la France dans une guerre identique. Avec véhémence, il s’exclame : « Pas ça !, Pas ça !, Pas ça ! » 
Le château de Montretout, où Marine Le Pen a été élevée, avait été pris par les Prussiens lors du siège de Paris, en… 1870. L’expression « réfugiés au château de Montretout » évoque donc un lien entre Marine Le Pen enfant et le roi de Prusse et empereur d’Allemagne Guillaume Ier. 
Les héros de Notre-Dame-de Lorette sont tombés au champ d’honneur en… 1914-18. Et le but de guerre de l’empereur Guillaume II n’était certainement pas de détruire la France .
 
C’est la première fois que l’on invente un lien de causalité entre la guerre de 1870, la Première Guerre mondiale et le Front National. Marine Le Pen est née en 1968.
Lors d’un meeting à Arras, le 26 avril 2017, Emmanuel Macron a réutilisé une procédure habituelle, fonctionnant comme une compulsion de répétition. Il a fermement condamné le Front National comme un parti incarnant la guerre, la vraie : celle de 1914-18 et, dans un élan exalté, s’est emporté contre la perspective d’une venue au pouvoir de Marine Le Pen en s’écriant : « Pas ça !, Pas ça !, Pas ça ! ». Cette opposition à l’image de la guerre, dont le Front National serait l’incarnation, contraste avec sa volonté proclamée de s’engager dans la guerre actuelle, d’intervenir en Syrie, même sans mandat de l’Onu, en violation du droit international, pour renverser le président élu Bachar el Assad [1]. Ainsi, Macron propose la guerre réelle comme programme électoral, afin de conjurer le danger de l’image de la guerre.

Un effet de sidération

Ce double discours a un effet de pétrification, car la raison et les structures logiques, tel le principe de non-contradiction, y sont absentes. Le malaise est encore renforcé par les images données à voir. Elles montrent quelque chose d’obscène qui relève, à la fois, des mouvements hystériques du corps de l’orateur et de l’attitude sidérée des personnes que l’on a placé derrière, afin qu’elles soient au centre de l’image. L’effroi résulte de la « grimace du réel », de la vision de leur exaltation compulsive, orchestrée et mécanique. Ces personnes incarnent un message que le pouvoir nous adresse : « Vous êtes cela ! », « Vous n’êtes que cela ! », faisant ainsi preuve d’un savoir absolu en ce qui concerne l’être des citoyens. Alors, « l’obscène a à voir avec l’explicite absolu [2] » qui est accompli aux seules fins d’être montré. La monstration devient capture du sujet.
Le discours des médias est un paradiscours, « un faire voir » une exhibition pour obtenir l’abandon des populations à l’injonction surmoïque. Ici, ce n’est pas seulement la représentation qui est attaquée, mais la capacité même de penser. La conscience n’est pas modifiée, mais anéantie. C’est le processus même de la formation d’une conscience qui est démantelé, afin d’annuler le possible et de nous enfermer dans la sidération. Ainsi, l’obscène n’est plus ce qui « se représente, mais ce qui se présente absolument ».

Monday, November 21, 2016

Jean-Claude Paye -- Les pleins pouvoirs du président états-unien ?

Les pleins pouvoirs du président états-unien ?

Depuis l’élection de Bush père, la fonction de président des États-Unis a considérablement évolué. Alors que jusque là, il s’agissait surtout de nommer 40 000 hauts-fonctionnaires, il s’agit désormais d’utiliser l’exécutif sans avoir à rendre de compte à quiconque. Lorsqu’il promulgue de nouvelles lois, le président a la possibilité d’en modifier le sens à son profit. En outre, la « théorie de l’exécutif unifié » décourage de Congrès de se mêler des décisions du « commandant en chef ». Le rôle du parlement se borne désormais à voter le budget.
 | BRUXELLES (BELGIQUE)  
JPEG - 41.1 ko
Après des élections états-uniennes, dont les résultats ont créé la surprise chez la plupart des observateurs, le moment est opportun de rappeler de quels pouvoirs réels dispose ce président. Suite à cet évènement, opposé à leurs attentes, de nombreux « analystes », après avoir fait une campagne unilatérale contre Donald Trump ont tenté de se rassurer, en stipulant que les prérogatives du président des États-Unis sont strictement limitées par la Constitution et que, ainsi, celui-ci « n’a pas tous les pouvoirs » [1]. Cette perception d’une séparation rigoureuse des pouvoirs aux États-Unis pourrait s’appuyer sur le fait que, contrairement aux membres de l’Union européenne, l’institution parlementaire est formellement valorisée.

Valorisation de l’image du pouvoir législatif états-unien

Thursday, September 15, 2016

Jean-Claude Paye -- Stress tests des banques européennes

LA MÉTHODE COUÉ ?

Stress tests des banques européennes

Malgré les apparences, les stress tests organisés par l’Autorité bancaire européenne pour mesurer l’éventuelle vulnérabilité des banques européennes en cas de crise financière ne sont pas concluants. Leurs critères ne permettent pas d’anticiper sur la reproduction des situations que l’on a connues. Plus que jamais, après la baisse considérable des cotations des grandes banques, début 2016, la question de pose de la fragilité de l’ensemble du secteur.
 | BRUXELLES (BELGIQUE)  

JPEG - 35.6 ko
Le 29 juillet, après la fermeture des marchés boursiers états-uniens, l’Autorité bancaire européenne a remis les résultats dustress test administré aux banques de l’UE, afin de mesurer leur vulnérabilité en cas crise. Elle a divulgué des données sur 51 banques européennes, représentant 70 % des actifs bancaires du vieux continent. La Banque centrale européenne (BCE) a quant à elle passé au crible 56 autres établissements de la zone euro, sans dévoiler les résultats du test.

Wednesday, September 7, 2016

Jean-Claude Paye -- État d’urgence : une compulsion de répétition

FRANCE : INSTALLATION D’UN ÉTAT POLICIER 4/4

État d’urgence : une compulsion de répétition

Si pendant l’état d’urgence les policiers ont pu prévenir des attentats, aucune des modalités de l’état d’urgence ne les y a aidés. En termes de lutte anti-terroriste, ainsi que l’avaient affirmé à l’avance plusieurs magistrats spécialisés, ces dispositions ne servent à rien. Jean-Claude Paye observe par contre qu’elles érodent petit à petit les libertés. Dès lors, chaque attentat fournit un nouveau prétexte pour aller plus loin.
 | BRUXELLES (BELGIQUE)  

- Première partie : « Procédure d’exception sans état d’urgence », 26 mars 2016.
- Deuxième partie : « État d’exception avec état d’urgence », 18 mai 2016.
- Troisième partie : « Constitutionnaliser l’état d’urgence : quel enjeu ? », 15 juillet 2016.
JPEG - 42.4 ko
Le président états-unien George W. Bush Jr. nous avait prévenus : la guerre contre le terrorisme durera plusieurs générations. Le Premier ministre français, Manuel Valls, en déclaré à la BBC que l’état d’urgence ne finirait qu’à la défaite de Daesh.
Les prolongations de l’état d’urgence se succèdent à la suite d’une série d’attentats. Le nouvel état d’exception, justifié par un massacre précédent, est pourtant incapable de faire face aux nouvelles tueries. C’est pourtant son efficacité présupposée qui justifie chaque prolongation, installant, à chaque fois, de nouvelles mesures attentatoires aux libertés. Dans les faits, les dispositifs liberticides ne suivent pas les massacres, mais anticipent largement ceux-ci. Les premières mutations des codes pénal et de procédure pénale —permettant de soumettre les citoyens français à dispositions relevant du contre-espionnage, c’est-à-dire à des mesures qui autrefois étaient réservées aux ennemis du pays— datent du début des années 2000.

Une compulsion de répétition

assange



At midday on Friday 5 February, 2016 Julian Assange, John Jones QC, Melinda Taylor, Jennifer Robinson and Baltasar Garzon will be speaking at a press conference at the Frontline Club on the decision made by the UN Working Group on Arbitrary Detention on the Assange case.

xmas





the way we live

MAN


THE ENTIRE 14:02' INTERVIEW IS AVAILABLE AT

RC



info@exopoliticsportugal.com

BJ 2 FEV


http://benjaminfulfordtranslations.blogspot.pt/


UPDATES ON THURSDAY MORNINGS

AT 08:00h UTC


By choosing to educate ourselves and to spread the word, we can and will build a brighter future.

bj


Report 26:01:2015

BRAZILIAN

CHINESE

CROATIAN

CZECK

ENGLISH

FRENCH

GREEK

GERMAN

ITALIAN

JAPANESE

PORTUGUESE

SPANISH

UPDATES ON THURSDAY MORNINGS

AT 08:00 H GMT


BENJAMIN FULFORD -- jan 19





UPDATES ON THURSDAY MORNINGS

AT 08:00 H GMT

PressTV News Videos