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Tuesday, April 2, 2019

FR -- Manlio Dinucci -- L’art de la guerre Les 70 bougies (explosives) de l’OTAN


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L’art de la guerre

Les 70 bougies (explosives) de l’OTAN
Manlio Dinucci


Le 70ème anniversaire de l’Otan sera célébré par les 29 ministres des Affaires étrangères de l’Alliance, réunis à Washington le 4 avril. Un Conseil Atlantique-Nord en ton mineur en regard de celui au plus haut niveau des chefs d’état et de gouvernement. C’est ce qu’a voulu le président Trump, pas très content des alliés surtout parce que la majorité d’entre eux tarde à réajuster la dépense militaire à ce que demande Washington.

  La réunion sera présidée par le Secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, à qui le Conseil Atlantique-Nord vient de renouveler son mandat pour deux nouvelles années de plus, pour services rendus aux États-Unis.

   Le calendrier de Stoltenberg à Washington a été organisé sur la base d’une gestion attentive, pour confirmer qui commande dans l’Alliance. Le 2 avril le Secrétaire général de l’Otan sera reçu par le président Donald Trump à la Maison Blanche. Le 3 avril, il fera une communication aux deux Chambres réunies du Congrès et sera reçu par le secrétaire d’état Michael Pompeo. Puis, ayant reçu les dernières instructions, il présidera le Conseil Atlantique-Nord du 4 avril. Ce même Conseil Atlantique-Nord vient juste d’approuver la nomination du général Tod Wolters, de la U.S. Air Force, comme Commandant Suprême allié en Europe à la place du général Curis Scaparrotti de la U.S. Army. 

  Comme c’est la “tradition”, depuis 70 ans le Commandant Suprême Allié en Europe est toujours un général étasunien, nommé par le président des États-Unis. Le général qui a la charge de commandant suprême de l’Otan étant en même temps commandant du Commandement Européen des États-Unis, l’Otan est de fait inscrite dans la chaîne de commandement que dirige le président des États-Unis. 

   On ne sait pas encore quelles seront les “priorités” du général Wolter, mais elles ne diffèreront certes pas de celles du général Scaparrotti : avant tout “assurer les intérêts des États-Unis et soutenir une Europe qui soit entière et en paix”, engagement, ce dernier, qui sonne de façon tragiquement grotesque vingt années après la guerre par laquelle l’Otan sous commandement USA démolît la Fédération Yougoslave.

   La priorité du jour -déclare le général Scaparrotti- est que les infrastructures européennes soient potentialisées et intégrées pour permettre aux forces USA/Otan d’être rapidement positionnées contre “l’agression russe”. L’Otan sous commandement USA poursuit ainsi son chemin depuis soixante-dix ans de guerre en guerre. De la guerre froide, quand les États-Unis maintenaient les alliés sous leur domination, en utilisant l’Europe comme première ligne dans la confrontation nucléaire avec l’Union Soviétique, à la confrontation actuelle avec la Russie provoquée par les États-Unis fondamentalement dans les mêmes buts.
   
Nous parlerons de ce scénario au
COLLOQUE INTERNATIONAL 

Les 70 ans de l’Otan : quel bilan historique ? 

Sortir du système de guerre, maintenant”, 


dimanche 7 avril à Florence 

(Cinema Teatro Odeon, 10H15-18h)
Thèmes des tables rondes :
Yougoslavie : il y a vingt ans la guerre fondatrice de la nouvelle Otan.
Les deux fronts de l’Otan à l’est et au Sud.
L’Europe en première ligne dans la confrontation nucléaire.
Culture de paix ou culture de guerre ?
Intervenants :
M. Chossudovsky, directeur de Global Research (Canada): V. Kozin, expert politico-militaire du Ministère des Affaires Étrangères (Russie); Ž. Jovanović, président du Forum de Belgrade (Serbie); P. Craig Roberts, éditorialiste (Usa). 


Parmi les intervenants italiens : A. Zanotelli, F. Cardini, F. Mini, G. Chiesa, A. Negri, T. Di Francesco, M. Dinucci.
Pour participer au Colloque (entrée libre) communiquer nom et lieuse résidence à 
G. Padovano: Email:giuseppepadovano.gp@gmail.com 
<mailto:giuseppepadovano.gp@gmail.com>  / Cell. 393 998 3462

Édition de mardi 2 avril 2019 de il 
manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


INVITATION
AU COLLOQUE INTERNATIONAL
POUR LES 70 ANS DE L’OTAN

Monday, March 18, 2019

FR -- Manlio Dinucci -- L'Art de la Guerre -- Le “parti américain” dans les institutions Ue

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L’art de la guerre
Le “parti américain” dans les institutions Ue
Manlio Dinucci



“La Russie ne peut plus être considérée comme un partenaire stratégique et l’Union européenne doit être prête à lui imposer d’ultérieures sanctions si elle continue à violer le droit international” : c’est ce qu’établit la résolution approuvée par le Parlement européen le 12 mars avec 402 voix pour, 163 contre et 89 abstentions.

La résolution, présentée par la parlementaire lettone Sandra Kalniete, nie avant tout la légitimité des élections présidentielles en Russie, en les qualifiant de “non-démocratiques”, et en présentant ainsi le président Poutine comme un usurpateur.

Ø  Elle accuse la Russie non seulement de “violation de l’intégrité territoriale de l’Ukraine et de la Géorgie”, mais de l’”intervention en Syrie et de l’interférence dans des pays comme la Libye”, et, en Europe, d’interférence visant à influencer les élections et à attiser les tensions”.
  
Ø  Elle accuse la Russie de “violation des accords de contrôle des armements”, en lui attribuant la responsabilité d’avoir fossoyé le Traité FNI.

Ø  Elle l’accuse en outre d’ “importantes violations des droits de l’homme en Russie, y compris tortures et exécutions extra-judiciaires”, et d’”assassinats perpétrés par des agents de renseignement russes au moyen d’armes chimiques sur le sol européen”.
  
Au terme de ces accusations et d’autres, le Parlement européen déclare que le Nord Stream 2 -le gazoduc destiné à doubler la fourniture de gaz russe à l’Allemagne à travers la Mer Baltique- “accroît la dépendance européenne vis-à-vis de l’approvisionnement en gaz russe, menace le marché intérieur européen et ses intérêts stratégiques […] et qu’il doit donc y être mis fin”.

La résolution du Parlement européen répète fidèlement, non seulement dans ses contenus mais dans ses paroles mêmes, les accusations que les USA et l’Otan adressent à la Russie. Et chose plus importante, il répète fidèlement la demande de bloquer le Nord Stream 2 : objectif de la stratégie de Washington visant à réduire les fournitures énergétiques russes à l’Union européenne pour les remplacer par celles provenant des États-Unis ou en tous cas de compagnies étasuniennes.

Dans ce même cadre entre la communication de la Commission européenne aux pays membres, dont l’Italie, ayant l’intention d’adhérer à l’initiative chinoise de la Nouvelle Route de la Soie :

Ø  La Commission les prévient que la Chine est un partenaire mais aussi un concurrent économique et, chose de la plus haute importance, “un rival systémique qui promeut des modèles alternatifs de gouvernance”, en d’autres termes des modèles alternatifs à la gouvernance jusque là dominée par les puissances occidentales.

Ø  La Commission avertit qu’il faut avant tout “sauvegarder les infrastructures digitales critiques de menaces potentiellement sérieuses contre la sécurité”, dérivant de réseaux 5G fournis par des sociétés chinoises comme Huawei mise au ban par les États-Unis.

Ø  La Commission européenne répète fidèlement l’avertissement des États-Unis aux alliés.

 Le Commandant Suprême Allié en Europe, le général étasunien Scaparrotti, a averti que les réseaux mobiles ultra-rapides de cinquième génération joueront un rôle de plus en plus important dans les capacités guerrières de l’Otan : de ce fait ne sont pas admises de “légèretés” de la part des alliés. Tout cela confirme quelle influence exerce le “parti américain”, puissant camp transversal qui oriente les politiques de l’Union le long des lignes stratégiques USA/Otan.

En construisant la fausse image d’une Russie et d’une Chine menaçantes, les institutions Ue préparent l’opinion publique à accepter ce que les États-Unis sont en train de préparer pour “défendre” l’Europe :

Les États-Unis -a déclaré à CNN un porte-parole du Pentagone- se préparent à tester des missiles balistiques avec base à terre (interdits par le Traité FNI enterré par Washington), c’est-à-dire de nouveaux euromissiles qui feront à nouveau de l’Europe la base et en même temps la cible d’une guerre nucléaire.


Édition de mardi 19 mars 2019 de il manifesto


Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio 




INVITATION
AU COLLOQUE INTERNATIONAL
POUR LES 70 ANS DE L’OTAN

Monday, March 11, 2019

FR -- Manlio Dinucci -- L’art de la guerre Le prix de la “protection” USA grimpe en flèche Manlio Dinucci

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L’art de la guerre
Le prix de la “protection” USA grimpe en flèche
Manlio Dinucci


   ITALIANO   PORTUGUÊS

Il n’y a pas que la mafia qui demande une rançon en échange de sa “protection”. “Les pays riches que nous protégeons -a prévenu Trump de façon menaçante dans un discours au Pentagone- sont tous avertis: ils devront payer notre protection”.
  

 Le président Trump -révèle Bloomberg- va présenter le plan “Cost Plus 50” qui prévoit le critère suivant : les pays alliés qui hébergent des forces USA sur leur territoire en devront couvrir entièrement le coût et payer aux USA un supplément de  50% en échange du “privilège” de les héberger et d’être ainsi “protégés” par eux.
 
 Le plan prévoit que les pays hébergeurs payent aussi les salaires des militaires USA et les coûts de gestion des avions et des navires de guerre que les États-Unis gardent dans ces pays. L’Italie devrait donc payer non seulement les salaires d’environ 12.000 militaires étasuniens basés chez elle, mais aussi les coûts de gestion des chasseurs F-16 et des autres avions déployés par les USA à Aviano et Sigonella, et les coûts de la Sixième Flotte basée à Gaeta. Selon le même critère nous devrions payer aussi la gestion de Camp Darby, le plus grand arsenal étasunien hors de la mère-patrie, et l’entretien des bombes nucléaires USA stockées à Aviano et Ghedi.

   
On ne sait pas combien les États-Unis entendent demander à l’Italie et aux autres pays européens qui hébergent leurs forces militaires, puisqu’on ne sait même pas combien ces pays payent actuellement. Les données sont couvertes par le secret défense. Selon une étude de la Rand Corporation, les pays européens de l’Otan prennent en charge en moyenne 34% des coûts des forces et bases USA présentes sur leurs territoires. Mais on ne sait pas quel est le montant annuel qu’ils payent aux USA : la seule estimation -2,5 milliards de dollars- date de 17 ans.

  
Le chiffre payé par l’Italie est donc secret aussi. On n’en connaît que certains postes : par exemple des dizaines de millions d’euros pour adapter les aéroports d’Aviano et Ghedi aux chasseurs étasuniens F-35 et aux nouvelles bombes nucléaires B61-12 que les USA commenceront à déployer en Italie en 2020, et environ 100 millions pour des travaux à la base aéronavale de Sigonella, à la charge aussi de l’Italie. À Sigonella seule la Nas I, la zone administrative et de détente, est exclusivement financée par les USA, tandis que la Nas II, des départements opérationnels, et donc la plus coûteuse, est financée par l’Otan, donc  aussi par l’Italie.

  
Il est en tous cas certain -prévoit un chercheur de la Rand Corp.- qu’avec le plan “Cost Plus 50” les coûts pour les alliés “vont grimper en flèche”. On parle d’une augmentation de 600%. Ils s’ajouteront à la dépense militaire, qui en Italie se monte à environ 70 millions d’euros par jour, destinés à grimper jusqu’à environ 100 selon les engagements pris par les gouvernements italiens au siège de l’Otan. 
 
 Il s’agit d’argent public, qui sort de nos poches, soustrait à des investissements productifs et à des dépenses sociales. Mais il est possible que l’Italie puisse payer moins pour les forces et bases étasuniennes déployées sur son territoire. Le Plan “Cost Plus 50” prévoit en effet une “ristourne pour bon comportement” en faveur des “alliés qui s’alignent étroitement sur les États-Unis, en faisant ce qu’ils  demandent”. 

  On est sûr que l’Italie va profiter d’une forte ristourne parce que, de gouvernement en gouvernement, elle est toujours restée dans le sillage des États-Unis.

Dernièrement, en envoyant des troupes et avions de guerre dans l’Est de l’Europe au prétexte de contenir la “menace russe” ; et en favorisant le plan étasunien d’enterrement du Traité FNI pour déployer en Europe, Italie comprise, des sites de missiles nucléaires pointés sur la Russie. 

Ceux-ci étant la cible de possibles représailles, nous aurons besoin de “protection” d’autres forces et bases USA. Que nous devrons payer, nous, mais toujours avec la ristourne. 

Édition de mardi 12 mars 2019 de il manifesto

Traduit de l’italien par M-A P.


INVITATION
AU COLLOQUE INTERNATIONAL
POUR LES 70 ANS DE L’OTAN

Tuesday, March 5, 2019

FR -- Manlio Dinucci -- L’art de la guerre Les forces spéciales italiennes à Camp Darby



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L’art de la guerre
Les forces spéciales italiennes à Camp Darby
Manlio Dinucci

ITALIANO  PORTUGUÊS


La nouvelle n’est pas officielle mais on en parle déjà : à partir d’octobre le tricolore (drapeau italien, ndt) flottera sur Camp Darby. Les États-Unis sont-ils sur le point de fermer leur plus grand arsenal dans le monde en dehors de la mère-patrie, en rendant à l’Italie les environ 1000 hectares de territoire qu’ils occupent entre Pise et Livourne ?

  Pas du tout. Ils ne sont pas en train de fermer, mais de restructurer la base pour pouvoir y stocker encore plus d’armes et pour augmenter les liaisons avec le port de Livourne et l’aéroport de Pise.

 Dans la restructuration restait inutilisée une petite portion de l’aire de détente : 34 hectares, à peine plus de 3% de la totalité du Camp. C’est elle que le U.S. Army Europe a décidé de restituer à l’Italie, plus précisément au Ministère italien de la Défense, pour en faire le meilleur usage. Ainsi a-t-il été stipulé un accord qui prévoit le transfert dans cette aire du Commandement des forces spéciales de l’armée italienne (Comfose) actuellement hébergé dans la Caserne Gamerra de Pise, siège du Centre d’entraînement parachutiste. Ce ont les forces de plus en plus employées dans les opérations secrètes : elles s’infiltrent de nuit en territoire étranger, repèrent les objectifs à frapper, les éliminent par une action foudroyante en se parachutant des avions ou en sautant des hélicoptères, puis se retirent sans laisser de traces sauf les morts et les destructions.

L’Italie, qui les avait surtout utilisées en Afghanistan, a accompli un pas décisif dans leur potentialisation quand, en 2014, elle a rendu opérationnel le Comfose qui réunit sous un commandement unifié quatre régiments : le 9ème Régiment d’Assaut Col. Moschin et le 185ème Régiment acquisition objectifs Folgore, le 28ème Régiment communications Pavie et le 4ème Régiment parachutistes Rangers.
  Dans la cérémonie d’inauguration en 2014 on annonça que le Comfose allait garder une “liaison constante avec le U.S. Army Special Operation Command”, le plus important commandement étasunien pour les opérations spéciales composé d’environ 30 mille spécialistes employés surtout au Moyen-Orient.
  À Camp Darby -a spécifié l’an dernier le colonel Erik Berdy, commandant du US Army Italy- se déroulent déjà des entraînements conjoints de militaires étasuniens et italiens. Le transfert du Comfose dans une aire de Camp Darby, appartenant formellement à l’Italie, permettra d’intégrer complètement les forces spéciales italiennes avec les étasuniennes, en les utilisant dans des opérations secrètes sous commandement USA. Le tout sous la chape du secret militaire.

Difficile alors de ne pas penser à l’histoire des opérations secrètes de Camp Darby : les enquêtes des juges Casson et Mastelloni ont révélé que Camp Darby a joué depuis les années Soixante la fonction de base du réseau putschiste constitué par la CIA et par le Sifar dans le cadre du plan secret Gladio. Les bases USA/Otan -écrivait Ferdinando Imposimato, président honoraire de la Cour Suprême de Cassation- ont fourni les explosifs pour les massacres de Piazza Fontana, Capaci et Via d’Amelio. Dans ces bases “se réunissaient des terroristes d’extrême-droite, des officiers de l’Otan, des mafieux, des hommes politiques italiens et des franc-maçons, à la veille des attentats”.

 Personne cependant, ni au parlement ni dans les collectivités locales, ne se préoccupe des implications du transfert des forces spéciales italiennes de fait à l’intérieur de Camp Darby sous commandement USA.
  Les municipalités de Pise et Livourne, passées respectivement du Pd à la Lega et au M5S, ont continué à promouvoir, avec la Région Toscane, “l’intégration de la base militaire USA de Camp Darby avec la communauté qui l’entoure”.
  Il y a quelques jours a été décidée l’intégration des sites Web des administrations locales avec ceux de Camp Darby. Le réseau de Camp Darby s’étend de plus en plus sur le territoire.


Édition de mardi 5 mars 2019 de il manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio.


INVITATION
AU COLLOQUE INTERNATIONAL
POUR LES 70 ANS DE L’OTAN

Wednesday, February 27, 2019

FR -- VLADIMIR POUTINE -- Extrait du Discours Présidentiel devant l’Assemblée Fédérale











Le président de la Russie a fait une déclaration lors de l’Assemblée Fédérale. La cérémonie a eu lieu à Gosny Dvor.
13:30
Moscou, le 20 février 2019 , 13:30

Président de la Russie, Vladimir Poutine:

Collègues, la Russie a toujours été un état souverain et indépendant et le restera. C’est un prérequis. Ce sera cela, ou bien elle cessera d’exister tout simplement. Nous devons clairement comprendre cela. Sans la souveraineté, la Russie ne peut pas être un état. Certains pays peuvent le faire, mais pas la Russie.

Créer des relations avec la Russie signifie travailler ensemble pour trouver des solutions concernant les sujets les plus complexes au lieu d’essayer d’imposer des solutions. Nous n’en faisons pas mystère dans les priorités de nos affaires étrangères. Cela inclut de renforcer la confiance pour contrecarrer les menaces mondiales, en faisant la promotion de la coopération dans l’économie et le commerce, l’éducation, la culture, les sciences et la technologie, tout en facilitant l’approche créant des liens par les contacts entre les gens. Ces principes soutiennent notre travail au sein de l’Organisation des Nations Unies, du Commonwealth des Etats Indépendants, aussi bien que du G20, des pays BRICS et de l’organisation de coopération de Shanghai.

Nous croyons en l’importance d’une coopération plus étroite avec les états de L’Union de la Russie, la Biélorussie, y compris d’une approche de la politique étrangère et de la coordination économique. Ensemble avec nos partenaires de l’intégration au sein de l’Union des pays de l’Eurasie, nous allons continuer de créer des marchés communs et coordonner nos efforts. Cela inclut la mise en œuvre de décisions afin de coordonner les activités de l’EAEU avec la Chine notamment sur le projet OBOR (la route de la soie, La Ceinture la Route) en direction d’un plus grand partenariat Eurasien.

Monday, February 11, 2019

FR -- Manlio Dinucci -- L'art de la Guerre -- Ukraine, l’OTAN dans la Constitution


L’art de la guerre
Ukraine, l’OTAN dans la Constitution
Manlio Dinucci

 ITALIANO  PORTUGUÊS


Le jour suivant la signature du protocole d’adhésion à l’OTAN de la Macédoine du Nord en tant que 30ème membre, l’Ukraine a accompli un acte sans précédents : elle a inclus dans sa Constitution l’engagement à entrer officiellement dans l’ OTAN et simultanément dans l’Union européenne.

  
Le 7 février, sur proposition du président Petro Poroshenko -l’oligarque qui s’est enrichi avec le saccage des propriétés publiques, et qui est à nouveau candidat à la présidence- le parlement de Kiev a approuvé (par 334 voix contre 35 et 16 absents) les amendements en ce sens de la Constitution.

 Le Préambule énonce “le cours irréversible de l’Ukraine vers l’intégration euro-atlantique” ; les Articles 85 et 116 décrètent qu’un devoir fondamental du parlement et du gouvernement est d’”obtenir la pleine appartenance de l’Ukraine à l’Otan et à l’Ue” ; l’Article 102 stipule que “le président de l’Ukraine est le garant du cours stratégique de l’État pour obtenir la pleine appartenance à l’OTAN et à l’Ue”.
   
L’inclusion dans la Constitution ukrainienne de l’engagement à entrer officiellement dans l’Otan comporte des conséquences très graves.

 Sur le plan intérieur, il aliène à ce choix l’avenir de l’Ukraine, en excluant toute alternative, et met de fait hors la loi tout parti ou personne qui s’oppose au “cours stratégique de l’État”.
Aujourd’hui déjà la Commission électorale centrale interdit à Petro Simonenko, dirigeant du PC d’Ukraine, de participer aux élections présidentielles de mars.

 
Le mérite d’avoir introduit dans la Constitution l’engagement à faire entrer officiellement l’Ukraine dans l’OTAN revient en particulier au président du parlement Andriy Parubiy. Co-fondateur en 1991 du Parti national-social ukrainien, sur le modèle du Parti national-socialiste d’Adolf Hitler ; chef des formations paramilitaires néonazies, utilisées en 2014 dans le putsch de Place Maïdan, sous direction USA/Otan, et dans le massacre d’Odessa ; chef du Conseil de défense et sécurité nationale qui, avec le Bataillon Azov et d’autres unités néonazies, attaque les civils ukrainiens de nationalité russe dans la partie orientale du pays et se livre avec ses escadrons à des exactions féroces, saccages de sièges politiques et autodafés dans un véritable style nazi.

  Sur le plan international, on garde à l’esprit que l’Ukraine est déjà de fait dans l’OTAN, dont elle est pays partenaire : par exemple le Bataillon Azoz, dont l’empreinte nazie est représentée par l’emblème calqué sur celui des SS Das Reich, a été transformé en régiment d’opérations spéciales, doté de véhicules blindés et entraînés par des instructeurs USA de la 173ème Division aéroportée, transférés en Ukraine de Vicence, secondés par d’autres appartenant à l’OTAN.

  Comme la Russie est accusée par l’OTAN d’avoir annexé illégalement la Crimée et de mener des actions militaires contre l’Ukraine, si celle-ci entrait officiellement dans l’Otan, les 30 autres membres de l’Alliance, sur la base de l’Article 5, devraient “assister la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d'accord avec les autres parties, telle action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée”.
Autrement dit, ils devraient partir en guerre contre la Russie.

  Sur ces dangereuses implications de la modification de la Constitution ukrainienne -derrière laquelle se tiennent certainement les stratèges USA/NATO- est tombé en Europe un silence politique et médiatique. Y compris du parlement italien, qui en 2017 a établi un accord d’entente avec le parlement ukrainien, souscrit par Laura Boldrini et Andriy Parubiy : ainsi se trouve renforcée la coopération entre la République italienne, née de la Résistance contre le nazi-fascisme, et un régime qui a créé en Ukraine une situation analogue à celle qui conduisit à l’avènement du fascisme dans les années Vingt et du nazisme dans les années Trente.

Édition de mardi 12 février 2019 de il manifesto

Traduit de l’italien par M-A P.


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Manlio Dinucci

Géographe et géopolitologue. Derniers ouvrages publiés : : Laboratorio di geografia, Zanichelli 2014 ; Diario di viaggio, Zanichelli 2017 ; L’arte della guerra / Annali della strategia Usa/Nato 1990-2016, Zambon 2016, Guerra Nucleare. Il Giorno Prima 2017; Diario di guerra Asterios Editores 2018.

Tuesday, February 5, 2019

FR -- Manlio Dinucci -- L’Art de la Guerre Washington, la raison de la force



L’Art de la Guerre 
Washington, la raison de la force
par Manlio Dinucci


Il y a deux semaines Washington a couronné président du Venezuela Juan Guaidó, bien que celui-ci n’ait même pas participé aux élections présidentielles, et a déclaré illégitime le président Maduro, régulièrement élu, en pré-annonçant sa déportation à Guantánamo.
La semaine dernière Washington a annoncé la suspension du Traité FNI, en en attribuant la responsabilité à la Russie, et a ainsi ouvert une phase encore plus dangereuse de la course aux armements nucléaires.
Cette semaine Washington accomplit un nouveau pas : demain 6 février, l’Otan sous commandement US s’élargit encore, avec la signature du protocole d’adhésion de la Macédoine du Nord comme 30ème membre.
Nous ne savons pas quel autre pas fera Washington la semaine prochaine, mais nous savons quelle est la direction : une succession de plus en plus rapide d’actes de force par lesquels les USA et les autres puissances de l’Occident essaient de garder la prédominance unipolaire dans un monde qui est en train de devenir multipolaire.
Cette stratégie —expression non pas de force mais de faiblesse, non moins dangereuse cependant— piétine les plus élémentaires règles du Droit International. Le cas emblématique est l’adoption de nouvelles sanctions contre le Venezuela, avec le « gel » de biens pour 7 milliards de dollars appartenant à la compagnie pétrolière d’État, dans le but déclaré d’empêcher le Venezuela, pays qui a les plus grandes réserves pétrolifères du monde, d’exporter du pétrole.
Le Venezuela, en plus d’être un des sept pays du monde à avoir des réserves de coltan, est aussi riche en or, dont les réserves sont estimées à plus de 15 000 tonnes, utilisé par l’État pour se procurer des devises fortes et acheter des médicaments, produits alimentaires et autres denrées de première nécessité. Pour cela le département du Trésor US, de concert avec les ministres des Finances et les gouverneurs des Banques centrales d’Union européenne et du Japon, a mené une opération secrète d’« expropriation internationale » (documentée par le quotidien Il Sole 24 Ore). Il a séquestré 31 tonnes de lingots d’or appartenant à l’État vénézuélien : 14 tonnes déposées auprès de la Banque d’Angleterre, plus 17 autres transférées à cette banque par l’allemande Deutsche Bank qui les avait eues en gage d’une garantie de prêt, totalement remboursé par le Venezuela en devise forte. Une véritable rapine, dans le style de celle qui en 2011 a conduit au « gel » de 150 milliards de dollars de fonds souverains libyens (désormais en grande partie disparus) : avec la différence que le vol de l’or vénézuélien a été mené secrètement.
Le but est le même : étrangler économiquement l’État-cible pour en accélérer le collapsus, en fomentant l’opposition interne, et, si cela ne suffit pas, l’attaquer militairement de l’extérieur.
Avec le même mépris des plus élémentaires règles de conduite dans les rapports internationaux, les États-Unis et leurs alliés accusent la Russie de violer le Traité FNI, sans apporter aucune preuve, tandis qu’ils ignorent les photos satellite diffusées par Moscou : celles-ci prouvent que les États-Unis avaient commencé à préparer la production de missiles nucléaires interdits par le Traité, dans un site de Raytheon, deux ans avant qu’ils n’accusent la Russie de violer le Traité.
Concernant enfin le prochain élargissement de l’Otan, qui sera signé demain, on rappellera qu’en 1990, à la veille de la dissolution du Pacte de Varsovie, le secrétaire d’État USA James Baker assurait au Présidentde l’URSS, Mikhail Gorbachev, que « L’Otan ne s’étendra pas d’un seulpouce à l’Est ». En vingt années, après avoir démoli par la guerre la Fédération yougoslave, l’Otan s’est agrandie de 16 à 30 États, en s’étendant de plus en plus à l’Est vers la Russie.
il manifesto, le 5 février 2019
Traduction: Marie-Ange Patrizio


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Manlio Dinucci

Géographe et géopolitologue. Derniers ouvrages publiés : : Laboratorio di geografia, Zanichelli 2014 ; Diario di viaggio, Zanichelli 2017 ; L’arte della guerra / Annali della strategia Usa/Nato 1990-2016, Zambon 2016, Guerra Nucleare. Il Giorno Prima 2017; Diario di guerra Asterios Editores 2018.

Saturday, February 2, 2019

FR -- Manlio Dinbucci -- Le fossoiement USA du Traité FNI (INF) avec les complicités européennes


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Le fossoiement USA du Traité FNI (INF) avec les complicités européennes
Manlio Dinucci

ITALIANO  PORTUGUÊS

La “suspension” du Traité FNI, annoncée le 1er février par le secrétaire d’état Mike Pompeo, lance le compte à rebours qui, d’ici six mois, amènera les États-Unis à sortir définitivement du Traité. Dès aujourd’hui, en tous cas, les États-Unis se considèrent libres de tester et déployer des armes de la catégorie interdite par le Traité : missiles nucléaires à portée intermédiaire (entre 500 et 5500 Km), avec base à terre.

  C’est à cette catégorie qu’appartenaient les missiles nucléaires installés en Europe dans les années 80 : les missiles balistiques Pershing II, installés par les États-Unis en Allemagne de l’Ouest, et ceux de croisière lancés depuis le sol, installés par les États-Unis en Grande-Bretagne, Italie, Allemagne de l’Ouest, Belgique et Pays-Bas, avec le prétexte de défendre les alliés européens des missiles balistiques SS-20, installés par l’Union Soviétique sur son propre territoire.

   Le Traité sur les Forces nucléaires intermédiaires, signé en 1987 par les présidents Gorbatchev et Reagan, éliminait tous les missiles de cette catégorie, y compris ceux basés à Comiso (Sicile).

    Le Traité FNI a été mis en question par Washington quand les États-Unis ont vu diminuer leur avantage stratégique sur la Russie et la Chine. En 2014, l’administration Obama accusait la Russie, sans apporter la moindre preuve, d’avoir expérimenté un missile de croisière (sigle 9M729) appartenant à la catégorie interdite par le Traité. Et, en 2015, elle annonçait que “face à la violation du Traité FNI par la Russie, les États-Unis sont en train de considérer le déploiement en Europe de missiles avec base à terre”.  Le plan a été confirmé par l’administration Trump : en 2018 le Congrès a autorisé le financement d’”un programme de recherche et de développement d’un missile de croisière lancé du sol par plate-forme mobile sur route”. De son côté Moscou niait que son missile de croisière violât le Traité et, à son tour, accusait Washington d’avoir installé en Pologne et Roumanie des rampes de lancement de missiles intercepteurs (ceux du “bouclier”), qui peuvent être utilisées pour lancer des missiles de croisière à tête nucléaire.

   Il faut dans ce cadre rappeler le facteur géographique : tandis qu’un missile nucléaire étasunien à portée intermédiaire, basé en Europe, peut atteindre Moscou, un missile analogue basé par la Russie sur son propre territoire peut atteindre les capitales européennes, mais pas Washington. Si l’on renverse le scénario, c’est comme si la Russie installait au Mexique ses missiles nucléaires à portée intermédiaire.

    Le plan USA de fossoyer le Traité FNI a été pleinement soutenu par les alliés européens de l’OTAN. Le Conseil de Atlantique-Nord a déclaré, le 4 décembre 2018, que “ le Traité FNI est en danger à cause des actions de la Russie”, accusée de déployer “un système de missiles déstabilisant”. Conseil de l’Atlantique-Nord qui a déclaré hier son “pleinappui à l’action des États-Unis de suspendre ses obligations concernant leTraité FNI” et intimé à la Russie d’utiliser les six mois restants pour revenir à la pleine observance du Traité”.

  L’effondrement du Traité FNI a eu lieu aussi avec la contribution de l’Union européenne qui, à l’Assemblée Générale des Nations Unies, le 21 décembre 2018, a voté contre la résolution présentée par la Russie sur la “Préservation et la mise en oeuvre du Traité FNI”, rejetée avec 46 votes contre 43 et 78 abstentions. L’Union européenne -dont 21 des 27 membres font partie de l’Otan (comme en fait partie la Grande-Bretagne sortant de l’Ue)- s’est ainsi uniformisée totalement à la position de l’Otan, qui à son tour s’est uniformisée à celle des États-Unis. En substance, donc, l’Union européenne aussi a donné son feu vert à une possible installation de nouveaux missiles nucléaires USA en Europe, Italie comprise.


  Sur une question de cette importance le gouvernement Conte, comme les précédents, s’est aligné et sur l’Otan et sur l’Ue. Et de tout l’arc politique aucune voix ne s’est élevée pour demander que ce soit le Parlement qui décide comment voter à l’ONU sur le Traité FNI. Et aucune voix non plus ne s’est élevée au Parlement pour demander que l’Italie observe le Traité de non-prolifération et adhère à celui de l’ONU sur l’interdiction des armes nucléaires, en imposant aux USA de retirer de notre territoire national les bombes nucléaires B61 et de ne pas y installer, à partir de la première moitié de 2020, les encore plus dangereuses B61-12.



  Ayant sur son territoire des armes nucléaires et installations stratégiques que les USA, avec le MUOS et le JTAGS en Sicile, l’Italie est exposée à des dangers croissants en tant que base avancée des forces nucléaires étasuniennes et de ce fait comme cible des forces russes. Un missile balistique nucléaire à portée intermédiaire, pour atteindre son objectif, met 6-11 minutes. Un bel exemple de défense de notre souveraineté, inscrite dans la Constitution, et de notre sécurité que le Gouvernement garantit en fermant la porte aux migrants mais en l’ouvrant largement aux armes nucléaires USA.


Édition de samedi 2 février 2019 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio




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Manlio Dinucci

Géographe et géopolitologue. Derniers ouvrages publiés : : Laboratorio di geografia, Zanichelli 2014 ; Diario di viaggio, Zanichelli 2017 ; L’arte della guerra / Annali della strategia Usa/Nato 1990-2016, Zambon 2016, Guerra Nucleare. Il Giorno Prima 2017; Diario di guerra Asterios Editores 2018.

Tuesday, January 29, 2019

FR -- Manlio Dinucci -- L'Art de la Guerre -- Venezuela, putsch de l’État profond



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L’art de la guerre
Venezuela, putsch de l’État profond
Manlio Dinucci

 ITALIANO  PORTUGUÊS  



L’annonce du président Trump, qui reconnaît Juan Guaidó comme “président légitime” du Venezuela a été préparée dans une cabine de régie souterraine à l’intérieur du Congrès et de la Maison Blanche.
 
 C’est ce que décrit en détail le New York Times (26 janvier). Principal opérateur, le sénateur républicain de Floride Marco Rubio, “virtuel secrétaire d’état pour l’Amérique Latine, qui conduit et articule la stratégie de l’Administration dans la région”, en liaison avec le vice-président Mike Pence et le conseiller pour la sécurité nationale John Bolton.

   Le 22 janvier, à la Maison Blanche, les trois ont présenté leur plan au président, qui l’a accepté. Immédiatement après -rapporte le New York Times- “Mr Pence a appelé Mr Guaidó et lui a dit que les États-Unis l’appuieraient s’il réclamait la présidence”.

    Le vice-président Pence a ensuite diffusé au Venezuela un message vidéo dans lequel il appelait les manifestants à “faire entendre votre voix demain” et assurait “au nom du président Trump et du peuple américain : estamos con ustedes, nous sommes avec vous tant que ne sera pas restaurée la démocratie”, en définissant Maduro comme “un dictateur qui n’a jamais obtenu la présidence dans des élections libres”.

   Le lendemain Trump a officiellement couronné Guaidó “président du Venezuela”, bien que celui-ci n’ait pas participé aux élections présidentielles de mai 2018, lesquelles, boycottées par l’opposition qui savait qu’elle les perdrait, ont décrété la victoire de Maduro, sous la surveillance de nombreux observateurs internationaux.

    Ces coulisses révèlent que les décisions politiques sont prises aux États-Unis avant tout dans l’”État profond”, centre souterrain du pouvoir réel détenu par les oligarchies économiques, financières et militaires. Ce sont elles qui ont décidé de renverser l’État vénézuélien. Celui-ci possède, outre de grandes réserves de minerais précieux, les plus grandes réserves pétrolifères du monde, estimées à plus de 300 milliards de barils, six fois supérieures aux étasuniennes.

   Pour se soustraire à l’étau des sanctions, qui vont jusqu’à empêcher le Venezuela d’encaisser les dollars provenant da la vente de pétrole aux États-Unis, Caracas a décidé de coter le prix de vente du pétrole non plus en dollars USA mais en yuans chinois. Manoeuvre qui met en danger le pouvoir exorbitant des pétrodollars. D’où la décision des oligarchies étasuniennes d’accélérer les délais pour renverser l’état vénézuélien et s’emparer de sa richesse pétrolifère, nécessaire immédiatement non pas comme source énergétique pour les USA, mais comme instrument stratégique de contrôle du marché énergétique mondial dans une fonction anti-Russie et anti-Chine.

   À cet effet, par des sanctions et sabotages, a été aggravée au Venezuela la pénurie de biens de première nécessité afin d’alimenter le mécontentement populaire. On a intensifié simultanément la pénétration d’”organisations non-gouvernementales” USA : par exemple, la National Endowment for Democracy a financé en une année au Venezuela plus de 40 projets sur la “défense des droits de l’homme et de la démocratie”, chacun avec des dizaines ou centaines de milliers de dollars.

   Comme le gouvernement continue à avoir l’appui de la majorité, quelque grosse provocation est certainement en préparation pour déclencher à l’intérieur la guerre civile et ouvrir la voie à une intervention de l’extérieur. Avec la complicité de l’Union européenne qui, après avoir bloqué en Belgique des fonds publics vénézuéliens d’une valeur de 1,2 milliards de dollars, lance à Caracas l’ultimatum (avec l’accord du gouvernement italien) pour de nouvelles élections. Sous le contrôle de Federica Mogherini, celle-là même qui l’an dernier a refusé l’invitation de Maduro d’aller surveiller les élections présidentielles.

Édition de mardi 29 janvier 2018 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


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Géographe et géopolitologue. Derniers ouvrages publiés : : Laboratorio di geografia, Zanichelli 2014 ; Diario di viaggio, Zanichelli 2017 ; L’arte della guerra / Annali della strategia Usa/Nato 1990-2016, Zambon 2016, Guerra Nucleare. Il Giorno Prima 2017; Diario di guerra Asterios Editores 2018.

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At midday on Friday 5 February, 2016 Julian Assange, John Jones QC, Melinda Taylor, Jennifer Robinson and Baltasar Garzon will be speaking at a press conference at the Frontline Club on the decision made by the UN Working Group on Arbitrary Detention on the Assange case.

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